Test Primare PRE35

Le PRE35 est le préamplificateur stéréo modulaire haut de gamme de Primare.
Un appareil qui se transforme selon vos besoins : version analogique pure, ajout d’un convertisseur numérique, puis d’un module réseau Prisma pour le streaming.

Nous l’avons écouté longuement pour répondre à la vraie question : faut-il l’acheter, et surtout dans quelle configuration ?

Adrien STIVER, Rédaction Meilleure HiFi Mis à jour le 10 septembre 2026 11 min de lecture
Verdict
Préampli stéréo
Primare PRE35
Préampli de référence
8,7/10
Prix3 200 à 4 400 €
En bref : notre avis sur le Primare PRE35

Le Primare PRE35 obtient la note de 8,7/10. C’est un préamplificateur de référence dans sa catégorie, à la fabrication irréprochable et à la signature sonore très naturelle, jamais fatigante.

Sa grande force, c’est sa modularité : on part d’un préampli analogique pur, puis on ajoute (quand on veut) un DAC et un module de streaming Prisma. Vous n’achetez que ce dont vous avez besoin, et vous faites évoluer l’appareil plus tard.

  • Pour qui : les mélomanes qui montent un système séparé (préampli + bloc de puissance) et veulent un centre de commande durable.
  • Points forts : musicalité posée, connectique très complète, application Prisma parmi les meilleures, évolutivité totale.
  • À savoir : pas d’étage phono intégré, et un tarif premium qui se justifie surtout en version complète.
  • Prix : de 3 200 € (analogique) à 4 400 € (Prisma DM36 avec DAC et streaming).
Vous hésitez sur la version à choisir ?

Notre test interactif vous oriente en 3 questions vers la bonne configuration.

Le concept

Un préampli qui évolue avec vous

Avant de parler son, il faut comprendre la logique du PRE35, car elle conditionne tout le reste.

Un préamplificateur est le chef d’orchestre d’un système hi-fi séparé. Il reçoit toutes vos sources, gère le volume, puis envoie le signal à un bloc de puissance qui alimente les enceintes. Contrairement à un amplificateur intégré qui réunit tout dans un seul boîtier, l’approche séparée vise une meilleure isolation des étages et une évolutivité maximale.

Le PRE35 pousse cette logique très loin. Sa carcasse usinée embarque un préamplification analogique entièrement symétrique (en classe A), et tout le reste s’ajoute sous forme de modules.

Vous démarrez avec un préampli purement analogique. Plus tard, vous glissez un module de conversion numérique (DAC). Puis un module réseau Prisma pour le streaming. L’appareil grandit au rythme de votre installation, sans rien jeter.

Origine
Suède, depuis 1985
Marque scandinave réputée pour son minimalisme et sa maîtrise précoce de l’amplification en classe D.
Philosophie
Modulaire
Un châssis, des modules DAC et streaming optionnels, ajoutables à tout moment chez un revendeur.
Catégorie
Préampli stéréo
À coupler à un bloc de puissance. Ce n’est pas un appareil tout-en-un avec amplification.
Fabrication
Premium
Façade épaisse, boutons rotatifs précis, petit écran OLED lisible. Le toucher inspire confiance.
Le choix décisif

Analogique, Prisma ou DM36 : quelle version choisir ?

C’est la première question que tout le monde se pose, et celle que les autres tests éludent. Voici les trois configurations, leurs tarifs catalogue et leur usage idéal.

Version 1≈ 3 200 €
PRE35 (analogique)
Le préampli analogique pur, sans DAC ni réseau. Pour qui possède déjà un bon convertisseur ou écoute surtout des sources analogiques. Évolutif plus tard.
Version 2≈ 4 300 €
PRE35 Prisma
Le préampli avec module réseau Prisma. Streaming multipièce, AirPlay 2, Chromecast, Spotify, Qobuz, Tidal et Roon, pilotés depuis l’application.
Version 3 · notre choix≈ 4 400 €
PRE35 Prisma DM36
La version complète : DAC dernière génération DM36 (puce ESS ES9068A) plus streaming Prisma. Le centre de commande le plus polyvalent, et celui que nous avons testé.
Notre règle simple

Si vous voulez un seul appareil capable de tout faire (analogique, numérique, réseau), visez directement le PRE35 Prisma DM36. Si vous avez déjà un excellent DAC ou un lecteur réseau, le PRE35 analogique suffit et vous économisez plus de 1 000 €. L’écart de prix entre les versions correspond presque exactement au prix des modules achetés séparément, donc rien ne presse : on peut commencer petit et compléter ensuite.

Fiche technique

Connectique et caractéristiques

Les chiffres correspondent à la version complète Prisma DM36, la plus aboutie.

Type
Préampli stéréo
Classe A, entièrement symétrique
Entrées analogiques
3 RCA + 2 XLR
Asymétriques et symétriques
Sorties analogiques
2 RCA + 2 XLR
Dont une sortie variable
DAC (module DM36)
ESS ES9068A
Jusqu’à 32 bits / 768 kHz et DSD256
Entrées numériques
Opt., coax., USB
4 optiques, 2 coaxiales, USB-A et USB-B
Décodage
MQA + suréchant.
Options d’upsampling intégrées
Réseau (Prisma)
Roon, Qobuz, Tidal
AirPlay 2, Chromecast, Spotify, Bluetooth, WiSA
Connexion
2× Ethernet + WiFi
Filaire conseillé pour la stabilité
Étage phono
Absent
Préampli phono externe nécessaire
Dimensions
430 × 106 × 420 mm
Format hi-fi standard
Poids
11,3 kg
Construction massive
Finitions
Noir ou titane
Brossé, sobre et élégant
Le détail qui compte

La connectique numérique est généreuse, mais retenez surtout l’entrée USB-B (32 bits / 768 kHz, DSD256) pour brancher un ordinateur, et les deux ports Ethernet qui simplifient l’intégration réseau. Pour bien dimensionner le bloc de puissance et les enceintes derrière, jetez un œil à notre article sur l’impédance des enceintes.

À l’écoute

Notre avis après écoute

Oubliez vos a priori sur la classe D et la conversion numérique. Le PRE35 ne sonne pas « technique », il sonne juste. Sa signature est l’une des moins fatigantes que nous ayons entendues à ce niveau de prix. On peut l’écouter des heures sans la moindre lassitude, et c’est précisément ce qui fait sa valeur sur le long terme.

La scène sonore est large et stable, avec une belle profondeur. Les voix sont posées au bon endroit, sans dureté. Sur du jazz acoustique comme sur du rock, le PRE35 garde de la vie et du rythme, sans jamais en rajouter. Ce n’est pas un préampli spectaculaire qui cherche à vous éblouir. C’est un préampli qui s’efface et laisse la musique passer.

Le grave est tenu, propre, bien intégré au médium. La dynamique répond sans effort. Et plus on monte en qualité sur les maillons associés (bloc de puissance, enceintes, sources), plus le PRE35 montre qu’il a de la réserve.

Côté usage, l’application Prisma fait partie des meilleures du marché : navigation fluide, synchronisation des comptes de streaming, réglages d’affichage et de volume bien pensés. La télécommande dépanne, mais c’est l’application qui révèle l’appareil au quotidien.

Ce qu’on a aimé
  • Une musicalité naturelle et non fatigante, idéale sur la durée
  • Une scène sonore ample, lisible et stable
  • Une connectique très complète, analogique comme numérique
  • L’application Prisma, fluide et complète
  • La modularité : on achète et on fait évoluer à la carte
  • Une fabrication soignée et un encombrement raisonnable
Ce qu’on a moins aimé
  • Pas d’étage phono : un boîtier dédié s’impose pour le vinyle
  • Un tarif premium, surtout en version complète DM36
  • Le petit écran OLED, lisible mais vraiment minimaliste
  • Le plein potentiel demande un bloc de puissance à la hauteur
Notation

Notre note détaillée

Cliquez sur une ligne pour afficher le détail de chaque critère.

8,7/10 Préampli de référence

Note pondérée établie après écoute prolongée, sur la version complète (DAC DM36 + streaming Prisma).

Primare PRE35 Prisma DM36
CritèrePoidsNoteScore
Performances sonores 30 %
9,0
2,70
Signature naturelle et non fatigante, scène large et stable, grave tenu. Le critère le plus important, et celui où le PRE35 excelle.
Connectique et polyvalence 20 %
9,0
1,80
Entrées XLR et RCA, étage numérique optique, coaxial et USB, double Ethernet. Il ne manque que l’étage phono, volontairement laissé en externe.
Fonctions réseau et DAC 15 %
8,0
1,20
DAC ESS ES9068A capable, MQA et suréchantillonnage, application Prisma très réussie. Le module reste optionnel, d’où un poids mesuré.
Fabrication et finition 15 %
9,0
1,35
Châssis massif, façade épaisse, boutons rotatifs précis. Le petit écran OLED reste un peu chiche, sans gêner l’usage réel.
Modularité et évolutivité 10 %
9,5
0,95
Le vrai atout. On démarre en analogique et on ajoute DAC puis streaming à la carte. Aucun achat n’est perdu en chemin.
Rapport qualité/prix 10 %
7,5
0,75
Le tarif est premium, surtout en version DM36. La modularité adoucit la note en permettant d’étaler la dépense dans le temps.
Note globale pondérée 100 % 8,7/10
Méthodologie

Comment nous avons testé le PRE35

Un préampli ne se juge pas seul : il se juge dans une chaîne. Voici la nôtre, et nos conditions d’écoute.

Conditions d’écoute
Pièce
Salon de 24 m², plafond à 2,60 m, légèrement meublé, sans traitement acoustique poussé. Un contexte domestique réaliste.
Bloc de puissance
Associé à un bloc stéréo de la même gamme (de type Primare A35.2, 2 × 200 W sous 8 ohms) pour rester cohérent avec le positionnement.
Enceintes
Colonnes exigeantes pour tester la tenue, dont des KEF R7 Meta (4 ohms), réputées révélatrices de la qualité de l’amont.
Sources
Streaming Qobuz et Tidal via le module Prisma, fichiers locaux en USB, et entrée analogique pour comparer les chemins.
Durée
Plusieurs semaines, en sessions de 45 minutes à 1h30, à différents niveaux de volume, écoute de fond comme écoute attentive.
Répertoire
Jazz acoustique, voix féminines, rock classique, électronique et orchestre, pour couvrir dynamique, grave, médium et scène.
Notre principe : nous évaluons un préampli sur ce qu’il n’ajoute pas autant que sur ce qu’il restitue. Transparence, absence de fatigue, stabilité de l’image, fidélité du grave et facilité d’usage au quotidien. Les chiffres seuls ne disent pas comment un appareil se comporte sur la durée. Notre démarche complète est détaillée sur la page comment nous testons.
Outil de décision

Le PRE35 est-il fait pour vous ?

3 questions pour savoir si le Primare PRE35 correspond à votre projet, et dans quelle version.

Le Primare PRE35 est-il adapté à votre projet ?

3 questions, réponse immédiate avec nos ressources pour aller plus loin.

1) Comment voyez-vous votre amplification ?

2) Quelles sources comptent le plus pour vous ?

3) Votre budget pour le préamplificateur seul ?

Le système

Avec quoi associer le PRE35 ?

Un préampli ne fait rien tout seul. Voici les trois maillons à prévoir autour de lui.

Un bloc de puissance
L’association la plus logique reste un bloc de la même série (type A35.2). Mais le PRE35 accepte tout bloc stéréo correct via ses sorties XLR ou RCA. Pour bien dimensionner la puissance selon vos enceintes, voyez notre guide quel ampli pour des colonnes.
Des enceintes à la hauteur
Avec un tel amont, visez de vraies enceintes audiophiles. Les KEF R7 Meta sont un partenaire idéal, ou piochez dans notre comparatif des meilleures enceintes colonne et des bibliothèques.
Un préampli phono (vinyle)
Le PRE35 n’a pas d’étage phono. Si vous écoutez du vinyle, ajoutez un préampli phono dédié (Primare propose le sien). Une entrée ligne du PRE35 l’accueille ensuite sans difficulté.
Le bon réflexe budget

Pour un système séparé équilibré, prévoyez un budget bloc de puissance et enceintes au moins équivalent à celui du préampli. Un PRE35 bridé par des enceintes modestes ne donnera jamais sa pleine mesure.

Alternatives

Et si le PRE35 n’était pas le bon choix ?

Trois cas où l’on regarderait ailleurs, en restant honnête.

Vous ne voulez pas de bloc séparé Un amplificateur intégré Primare (gamme I35)

Si l’idée d’un boîtier supplémentaire vous rebute, un intégré Primare réunit préampli et puissance dans un seul appareil, avec les mêmes modules DAC et Prisma. Vous perdez en évolutivité ultime, vous gagnez en simplicité et en encombrement. Tout est expliqué sur notre page avis Primare.

Vous cherchez une autre signature Préamplis Atoll, Cambridge Audio ou Marantz

D’autres marques proposent des préamplis et des intégrés de qualité, parfois avec étage phono inclus ou une signature plus chaleureuse. Découvrez nos avis Atoll, Cambridge Audio et Marantz pour comparer les approches.

Le vinyle est votre priorité absolue Une chaîne pensée d’abord pour la platine

Le PRE35 reste excellent, mais l’absence d’étage phono impose un boîtier en plus. Si le vinyle domine votre écoute, mieux vaut bâtir le système autour de cette source. Notre guide quelle enceinte pour le vinyle aide à composer l’aval.

Questions fréquentes

FAQ Primare PRE35

Les réponses directes aux questions que vous vous posez.

Qu’est-ce que le Primare PRE35 et à quoi sert un préamplificateur ?

Le PRE35 est un préamplificateur stéréo : il centralise vos sources, gère le volume et envoie le signal à un bloc de puissance qui alimente les enceintes.

Il ne contient pas d’amplification de puissance. Il faut donc lui associer un bloc séparé. C’est l’approche classique des systèmes hi-fi haut de gamme, qui sépare les étages pour de meilleures performances.

Quelle différence entre le PRE35, le PRE35 Prisma et le PRE35 Prisma DM36 ?

C’est la même base, avec des modules en plus :

  • PRE35 : préampli analogique pur (environ 3 200 €).
  • PRE35 Prisma : ajout du module réseau pour le streaming (environ 4 300 €).
  • PRE35 Prisma DM36 : version complète avec DAC dernière génération et streaming (environ 4 400 €).

Bonne nouvelle : on peut commencer par la version analogique et ajouter les modules plus tard.

Le Primare PRE35 a-t-il un étage phono pour le vinyle ?

Non. Le PRE35 ne dispose pas d’étage phono intégré. Pour écouter du vinyle, il faut ajouter un préampli phono externe, puis le brancher sur une entrée ligne du PRE35.

Ce choix est assumé à ce niveau de gamme : un boîtier phono dédié fait généralement mieux qu’un étage intégré.

Quel amplificateur de puissance associer au PRE35 ?

L’association la plus cohérente est un bloc de la même série (de type A35.2). Mais tout bloc stéréo de qualité convient, via les sorties XLR ou RCA.

Choisissez la puissance en fonction de vos enceintes et de la taille de votre pièce. Notre guide quel ampli pour des enceintes colonne détaille la méthode.

Le PRE35 est-il un préampli à lampes ou à transistors ?

Le PRE35 est un préampli à transistors, à circuit entièrement symétrique et fonctionnement en classe A. Sa signature reste douce et naturelle, mais sans la maintenance et la chaleur d’un appareil à lampes.

Vaut-il mieux le PRE35 plus un bloc, ou un amplificateur intégré ?

Tout dépend de votre priorité. Le système séparé (PRE35 + bloc) offre une évolutivité maximale et un potentiel sonore supérieur. L’intégré mise sur la simplicité, l’encombrement réduit et un budget souvent plus contenu.

Pour comparer les deux logiques chez Primare, consultez notre avis Primare.

Quel est le prix du Primare PRE35 en France ?

Les tarifs catalogue 2026 s’échelonnent d’environ 3 200 € pour la version analogique à environ 4 400 € pour la version complète Prisma DM36. Les prix réels varient selon le revendeur et les promotions.

Rédaction Meilleure HiFi
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